![]() ![]() |
Vive la Fed et l'emploi US : le Dow Jones remonte - Les acheteurs ont lancé vendredi en fin d'après-midi une grosse offensive contre les opérateurs restés en position short depuis jeudi (inspirés par la prestation décevante de la BCE) et qui ont persévéré en se fiant à la lourdeur des places asiatiques. Ce genre de scénario n'est guère original dans un marché-casino où les gros joueurs appliquent des stratégies de type "partie de poker". En l'occurrence, nous avons assisté à un de ces cas typiques où le bluff et la hauteur des piles de jetons compte bien plus que la valeur des cartes que l'on a en main. Les acheteurs/relanceurs ont porté les enchères jusqu'à 15 250 sur le Dow Jones (+1,4%), ignorant superbement la soudaine remontée des taux longs américains au-dessus des 2,15% (le T-Bond en a terminé à 2,18%). Wall Street a salué dans l'allégresse des chiffres de l'emploi US qui étaient médiocres et neutres à souhait. Ils ne devaient refléter ni dégradation du marché du travail ni embellie du côté du chômage, ce double impératif a été respecté. - Un cas de figure idéal C'était en somme le cas de figure idéal puisque les spéculations sur une évolution de la politique monétaire de la Fed sont théoriquement repoussées d'un mois - tout du moins en ce qui concerne les données relatives au marché du travail. Les as du poker l'ont jouée très fine : ils ont misé du bout des doigts pour ne pas intimider les autres joueurs. Les indices américains avaient prudemment entamé la séance et les écarts restaient contenus autour de 0,5%... un coup d'attente. Et puis tout s'est accéléré vers 16h, les gains doublant en l'espace d'un quart d'heure. Avec cette relance agressive, les acheteurs ont obtenu le résultat escompté : les vendeurs se sont couchés. Même ceux qui pensaient détenir une bonne main - la hausse des taux longs valant une paire d'as - ont juste "collé" à la mise de leurs adversaires au lieu de contre-attaquer pour déstabiliser les bluffeurs (une grave erreur psychologique). - Mission accomplie pour les acheteurs |
![]() ![]() | Trop d'impôt tue l'État ![]() Consternation chez nos élites : tout ne se passe pas comme prévu, et les rentrées fiscales sont moins bonnes qu'espérées. La situation, au demeurant fort dégradée, semble maintenant prendre des tournures catastrophiques au-delà des blogs alarmistes et méchants comme le mien. Immédiatement, les hauts-fonctionnaires, les politiciens et les journalistes mènent l'enquête. Tout commence avec un article de La Tribune dont le titre donne immédiatement le ton : « Le mystère s'épaissit autour de la chute des recettes de TVA ». En effet, d'après les tremblotants folliculaires en charge de l'enquête, la chute des recettes de TVA, enregistrée dernièrement dans un Bercy un peu paniqué, s'est accentuée sur les quatre premiers mois de 2013, contre toute attente. Or, la stagnation de l'économie ne suffit pas à l'expliquer. Bon, certes, en fait de stagnation, on est tout de même dans une crise que même les benets socialistes acceptent maintenant d'appeler « carabinée » alors qu'ils se gaussaient du précédent inutile à la tête du pays quand il prétendait avoir à faire à une crise, précisément, carabinée. Certes aussi, l'avalanche de taxes et de ponctions diverses, sur les douze derniers mois, apparentée aux pédalages frénétiques d'un capitaine d'esquif de plaisance un peu perdu au milieu d'un lac à l'approche d'une grosse tempête, n'a pas permis d'accroître les rentrées fiscales à la hauteur prévue. Mais bon. Tout de même ! Tout le monde sait que la France est riche ! Tout le monde sait que le système de redistribution sociale marche à plein, qu'il produit toujours moins d'inégalité et de pauvreté, que le chômage est vaillamment combattu et que les riches ne s'enrichissent pas trop ! Dès lors, pas de doute, l'effondrement des rentrées de TVA ne peut s'expliquer par la conjoncture : les calculs de la Cour des Comptes sont d'ailleurs formels, tout ceci est très louche, mes petits amis. Ben oui : la consommation n'a pas baissé. La TVA ne devrait donc pas diminuer, que diable ! L'hypothèse d'une fraude, d'une ampleur massive, n'est pas encore clairement annoncée. Mais elle est déjà évoquée, au moins par les journalistes qui relaient ces bruits de couloirs sans nom, sans origine et sans direction mais qui tombent rudement bien quand on a besoin d'eux. Le tableau, pour le moment esquissé à [...] http://h16free.com/2013/06/10/24254-trop-dimpot-tue-letat |
![]() ![]() | Après La Faustérité, un débat Contrepoints à ne pas manquer ![]() Il reste encore quelques places pour le débat organisé par l'équipe de Contrepoints, « Après la Faustérité », qui aura lieu la semaine prochaine (samedi 15, donc). Compte-tenu de la qualité des intervenants réunis, on ne peut que se laisser tenter. Il aura lieu de 9h à 13h, à la Maison des Mines et des Ponts et Chaussées, 270 rue Saint Jacques, dans le Cinquième arrondissement de Paris (salle AB). Les débats permettront de présenter différents sujets sur les politiques économiques, fiscales et sociales mises en place par les différents gouvernements européens depuis le début de la crise de 2008. Un groupe d'économistes du nord, du sud de l'Europe et de pays non-membres de la zone euro présentera une stratégie pour une segmentation contrôlée de la zone euro afin d'aider l'Europe du sud et sauver l'Union européenne et le Marché commun. Deux panels proposeront de redéfinir le fonctionnement de l'État, des collectivités locales, des retraites, de l'assurance-maladie et de l'assurance-chômage ainsi que de présenter des solutions pour assouplir les contraintes fiscales et réglementaires qui pèsent sur le développement des entreprises et de l'emploi, simplifier l'administration afin de laisser la société se réinventer. Intervenants : Charles Beigbeder (secrétaire national de l'UMP, président de la commission entreprenariat du Medef), Aurélien Véron (président du PLD, membre du comité exécutif de l'UDI), Guillaume Cairou (fondateur du Club des Entrepreneurs, PDG de Didaxis), Jacques Sapir (EHESS), Hans-Olaf Henkel (ancien président de la Fédération des industries allemandes), Stefan Kawalec (ancien vice-ministre des finances polonais), Brigitte Granville (Université Queen Mary de Londres), Jean-Michel Fourgous (maire d'Élancourt, ancien député), José Piñera (International Center for Pension Reform), Dan Mitchell (Institut Cato), Edward Stringham (Université Fayetville), Anne Coffinier (Fondation pour l'école), Jean-Philippe Delsol (Institut de Recherches Économiques et Fiscales), Chris Butler (Americans for Tax Reform), Enrico Colombatto (Université de Turin), Erich Weede (Université de Bonn) Les débats seront traduits en simultané du français vers l'anglais et de l'anglais vers le français. L'inscription est possible en ligne ici, au prix imbattable de 12? ! [...] http://h16free.com/2013/06/09/24324-apres-la-fausterite-un-debat-contrepoints-a-ne-pas-manquer |
![]() ![]() | Le catalyseur Méric ![]() Les événements se bousculent. L'actualité s'accélère. Le pays, sortant à peine d'un mois de mai hivernal, trottine rapidement dans le mois de Juin en gardant exclusivement à l'esprit un été que tout le monde désire douillet, calme et reposant. Ces petites foulées rapides ont cependant bien du mal à cacher la dégradation franche de l'humeur des coureurs. François Hollande, qui serait Président de la République française, part au Japon pour serrer quelques mains, tenter de vendre un peu de produits du terroir aux locaux alors que leur pays est en plein coma économique. Sur place, parfaitement égal à lui-même, il enchaîne bourdes et balourderies avec la prestance naturelle d'un cachalot échoué sur une plage de la Manche et son légendaire charisme d'abribus éteint. Pendant ce temps, la France trottine, sur plusieurs autres actualités. Hollande au Japon ? Ah bon ? En effet, pendant qu'il voyage, l'UMP a fini par déterminer, à la suite d'une procédure aussi rocambolesque que ridicule, que Nathalie Kosciusko-Morizet sera la candidate officielle du parti à la mairie de Paris. La crédibilité du scrutin étant aussi solide que celle de la candidate, certains présagent déjà une réussite flamboyante à la hauteur des enjeux et de la cohérence générale de la droite ces derniers douze mois. Au train où vont les choses, la candidate officielle du PS, Anne Hidalgo, peut quasiment faire imprimer un petit « Fluctuat Nec Mergitur » sur ses cartes de visite. Du reste, même si elle n'est pas élue, les cartes une fois imprimées pourront très bien servir pour sa rivale tant les deux socialistes sont interchangeables : les Parisiens devront probablement faire dans la spectrographie pour mesurer l'écart réel des deux programmes qu'elles vont nous présenter. Et toujours pendant que le Président et sa concubine renouvellent le comique vestimentaire, la droite s'organise mollement pour 2017 avec un match Fillon - Sarkozy qui s'annonce déjà pathétique ; entre l'ex-président excité et l'ex-premier atone, on voit mal ce qui pourrait passionner les foules. En outre, le simple fait que ces deux lascars puissent imaginer que tout pourra se passer comme sur du velours pour encore [...] http://h16free.com/2013/06/09/24281-le-catalyseur-meric |
![]() ![]() |
La BCE déçoit, la Fed persiste et l'emploi US... souffre - Les marchés ont été visiblement déçus par la prestation de Mario Draghi hier : "il ne s'est engagé sur rien, il laisse ses outils sur l'étagère". Autrement dit, il aurait parlé pour ne rien dire ! En fait, les marchés regrettent surtout qu'il n'ait pas dit ce qu'ils avaient envie d'entendre. La synthèse de politique monétaire de la BCE n'apporte en effet aucun élément original par rapport au précédent communiqué du mois de mai. Mario Draghi a simplement profité des questions des journalistes pour réaffirmer que le niveau des taux d'intérêt - maintenu à 0,5% - est adéquat et compatible avec le scénario de reprise graduelle qu'il voit se dessiner en Europe pour la fin de l'année. La BCE se réserve la possibilité de mettre en oeuvre d'autres outils à sa disposition. Notamment l'instauration de taux de prise en pension négatifs, maintes fois évoqués, pour contraindre les banques à irriguer l'économie réelle en crédit aux entreprises... et pas seulement en faveur des très grosses qui n'ont pas besoin de plus de cash. Mais les établissements financiers font de la résistance. Leurs marges sont basses (les taux marchés sont historiquement faibles) tandis que la solvabilité de nombreux emprunteurs leur semble douteuse. En d'autres termes, le risque reste élevé et il est insuffisamment rémunéré. - Pas de rachat de dette "en direct" pour les PME Le fond de l'affaire, c'est qu'il apparaît compliqué de valoriser et de packager des émissions de petites taille correspondant à des émetteurs ayant des métiers très hétérogènes et confrontés à des problématiques aussi dissemblables que possible. L'autre handicap de l'Europe, c'est que certains pays continuent de manquer de compétitivité. Qui plus est, ils ne doivent pas ralentir le rythme des réformes, sous peine d'être sanctionnés par les marchés (avec un tel portrait chinois, tout le monde pense à la France). Mario Draghi n'a pratiquement rien dévoilé de la nature des débats qui agitent les membres de la BCE. Cependant, il minimise les divergences de vues au sujet du recours aux rachats de dette ou d'un nouveau programme d'OMT - l'Allemagne continue de freiner toute initiative [...] http://la-chronique-agora.com/bce-fed-persiste-emploi-us/ |
![]() ![]() | Il n'y a pas de situation grave qu'un bon protectionnisme ne saurait empirer ![]() Sapristi, le pédalo France n'avance plus, il recule ! Le dernier calcul du baromètre de l'attractivité de la France de Ernst & Young montre ainsi un recul de 13% des implantations internationales en 2012 (contre une moyenne de 3% sur 44 pays d'Europe) et en termes d'emplois, une baisse de 20%. Il faut dire que le chômage bat de funestes records, que les déficits continuent à se creuser, bref, que la situation n'est pas bonne. Pour les membres du gouvernement, l'heure est grave : que faire ? Heureusement, Arnaud Du Redressement de Montebourg Productif a la solution : un bon protectionnisme bien solide. Cela faisait quelques jours que l'attention du public ne s'était pas portée sur le minustre en charge de redresser le pays de façon productive avec force moulinets oratoires et vibrantes joutes verbales. L'actualité s'étant malencontreusement déportée de sa personne pour s'attarder sur les sujets d'importance habituelle comme les agressions d'extrémistes par des extrémistes et les propos décousus de l'une ou l'autre starlette improbable de téléréalité, il était couru d'avance que, tôt ou tard, le sémillant quinqua allait tonitruer ou se laisser happer par une quelconque interview et se laisser bercer par un gros micro mou enjôleur. Arnaud peut donc dire merci au FMI d'avoir balancé quelques évidences épineuses qui lui permettent donc de répondre avec sa verve habituelle, c'est-à-dire avec son talent périplaquiste de surfeur de la néo-économie. En effet, dans son dernier rapport sur la France, le FMI préconise pour la France une plus grande concurrence dans le secteur des services afin d'augmenter sa compétitivité (et, par voie de conséquence, son attractivité qui, on l'a vu, est un chouilla en berne). Pour appuyer son rapport, le FMI prend l'exemple de l'entrée de Free dans le marché de la téléphonie mobile avec les baisses occasionnées et l'amélioration du pouvoir d'achat des Français. On se rappelle d'ailleurs de Montebourg qui admettait il y a un an et demi que Xavier Niel, le patron de Free, avait plus fait pour ce fameux pouvoir d'achat avec cette entrée fracassante que Sarkozy en cinq ans : http://h16free.com/2013/06/07/24203-il-ny-a-pas-de-situation-grave-quun-bon-protectionnisme-ne-saurait-empirer |
![]() ![]() |
Obamacare et ses effets sur l'emploi US - La rechute de 3,8% de Tokyo hier matin aurait dû alerter les investisseurs... Mais ils ont cru bon de jouer aux plus malins en espérant que le scénario serait celui d'un rapatriement des capitaux du Japon vers l'Europe - comme ce fut semble-t-il le cas au lendemain du premier plongeon du Nikkei entre 15 900 et 14 400 points. Le CAC 40 avait effectivement inscrit son zénith annuel le 28 mai alors que Tokyo était en pleine déconfiture, 10% en-deçà de son zénith du 22 mai. La matinée n'a donné lieu qu'à des pertes anodines, de 0,5% en moyenne. Une première glissade sous les 3 900 points s'est enclenchée durant l'heure du déjeuner... et nous n'avons aucune idée de ce qui l'a motivée. Les permabulls ont tenté de reprendre la main vers 3 880 points, entre 13h et 17h, mais la fin de la séance a été un calvaire pour eux. Au final, Paris chute de 1,87%, à 3 852 points, et enregistre sa plus lourde correction depuis le 17 avril dernier. Mais pas plus qu'à la hausse, la volatilité des cours à la baisse n'a donné lieu à aucun gonflement significatif des volumes : 2,65 milliards d'euros, cela reste très modeste. En reperdant 200 points sur ses récents sommets, le CAC 40 ne fait qu'effacer 40% des gains engrangés en ligne droite entre 3 600 et 4 050 points (double-sommet à ce niveau). L'indice hexagonal ne s'est constitué aucun support intermédiaire : l'ex zénith des 3 871 points du 15 mars n'a enrayé la baisse que l'espace de quelques minutes. Sous 3 856 (niveau de clôture du mois d'avril), l'indice pourrait poursuivre sa correction jusque vers 3 790 (ex-zénith des 28/29 janvier) - s'il y a 61% de retracement de la récente hausse. - Baisse de moral à Wall Street aussi Les commandes à l'industrie n'enregistrent pas non plus une hausse flamboyante en avril (+1%). Cela tombe mal, après l'enquête d'ADP publiée hier qui fait état de 135 000 emplois créés en mai dans le secteur privé, contre 160 000 espérés. Cela fait trois indices décevants et inférieurs aux prévisions. D'ordinaire, cela soutient le marché, mais une "quatrième lame" est venue couper l'optimisme résiduel au ras de la racine. Wall Street a perdu [...] http://la-chronique-agora.com/obamacare-emploi-us/ |
![]() ![]() |
Entretien Bruno Bertez/Atlantico: Shinzo Abe peut-il réussir son pari sans l'appui des marchés ? ![]() Entretien Bruno Bertez/Atlantico: Shinzo Abe peut-il réussir son pari sans l'appui des marchés ? Atlantico : Malgré l'instabilité de la Bourse japonaise, Shinzo Abe a annoncé qu'il ne souhaitait pas tenir compte des marchés financiers pour continuer sa politique économique, les fameuses "Abenomics". Mais le pourra-t-il vraiment si le Nikkei, qui avait perdu 7,32% sur une seule séance le 23 mai dernier, se met un jour à sérieusement dévisser ? Bruno Bertez : Monsieur Abe est bien obligé de tenir compte des marchés financiers puisque sa politique est essentiellement monétaire et financière. Elle a besoin, elle passe, elle se transmet ou non par les marchés financiers. Aussi bien Abe que Kuroda sont prisonniers des marchés financiers. Peut-être n'y ont ils pas suffisamment réfléchi, c'est possible. La culture japonaise est plus une culture administrative, une culture de contrôle dirigiste qu'une culture de marchés. Ils sont habitués à ce que le rôle des ministères soit dominant et il semble qu'ils soient surpris de découvrir que les marchés existent et portent un jugement sur leur action. Ils ne sont pas au bout de leur peines , ils vont découvrir que la communauté spéculative internationale n'est pas aussi docile que les fonds de pensions locaux et que ces investisseurs ont des réactions que l'esprit nippon ne comprend pas bien. Non seulement ils ont ce problème de comprendre et d'admettre que les marchés ne pensent pas comme eux mais en plus ils ne savent pas communiquer. C'est un art de savoir parler aux marchés et les dirigeants japonais ne le pratiquent pas. La communauté spéculative mondiale se moque pas mal des objectifs de Monsieur Abe, elle vient en prédateur. La baisse des actions et de l'indice Nikkei n'est pas très importante, ce qui est important c'est d'abord le taux de rendement des bonds, les JGB et ensuite la parité dollar/yen. Et là, Abe et Kuroda ont pris une grosse claque, les taux des JGB se sont envolés, le Yen a remonté contre dollar. La politique d'Abe est-elle forcément en opposition avec les intérêts boursiers ? Ceux-ci n'ont-ils pas intérêt à voir s'instaurer un climat d'optimisme plus grand - ce qui est loin d'avoir été le cas ces dernières années - que les Abenomics peuvent permettre d'atteindre ? Bruno Bertez : Les financiers gagnent de l'argent aussi bien dans les réussites que dans les échecs des [...] http://leblogalupus.com/2013/06/06/entretien-bruno-bertezatlantico-shinzo-abe-peut-il-reussir-son-pari-sans-lappui-des-marches/ |
![]() ![]() | Les vilains mensonges de la Sécurité Sociale ![]() Je le disais il y a quelques mois : le monopole de la Sécurité Sociale est définitivement tombé. Mais le plus difficile reste maintenant à convaincre les Français que c'est effectivement le cas. Et, comme on va le voir, du côté de l'institution collectiviste, tous les moyens sont bons pour cacher cette information, ou, pire encore, pour mentir et conserver ainsi le statu quo. La soupe est trop bonne. L'article que je viens d'évoquer expliquait essentiellement que l'avis motivé de la Commission Européenne établissait sans nul doute possible la nature des régimes français de sécurité sociale comme étant des régimes professionnels et non légaux. Or, depuis 1992, plusieurs directives ont été instaurées et transposées en Europe et en France, la 92/49/CEE, la 92/50/CEE et la 92/96/CEE notamment ; ces directives expliquent à la fois pourquoi et comment le marché de l'assurance maladie, de la retraite et de l'assurance chômage sont libéralisés, c'est-à-dire que la concurrence peut maintenant s'exercer de façon transfrontalière. Bien évidemment, l'article avait suscité pas mal de réactions, probablement autant que lorsque certains, incrédules, prennent connaissance des épisodes actuellement relatés sur Contrepoints de la tentative d'un libéral de s'affranchir complètement des organismes collectivistes monopolisés français (le dernier est lisible ici). Et, si l'on écarte les vagues grommellements des trolls activistes de la solidarité forcée et autres syndicalistes biberonnant l'argent des autres, j'ai eu droit à quelques arguments défendant mordicus le monopole. Ainsi, on m'a rappelé l'existence d'un « communiqué de la Commission européenne » rappelant le monopole français. Le PDF en est lisible ici. Sauf que ce fameux communiqué, très habilement construit, ne provient pas directement de la Commission européenne, mais d'une représentation [...] http://h16free.com/2013/06/06/24076-les-vilains-mensonges-de-la-securite-sociale |
![]() ![]() |
Nouriel Roubini, la Fed et l'assouplissement quantitatif - Après le festival de contrepieds et de coups tordus de lundi, nous espérions encore plus de chaos et de poussière, de confusion et d'effarement... et peut-être même le surgissement de la quintessence de l'inconcevable : une baisse des indices américains un mardi (le Dow Jones a effectivement lâché 0,5%) ! C'est raté en ce qui concerne le repli des places européennes. Pire... la journée du 4 juin a été d'une platitude de grande plaine de Middle West. Paris a clôturé de justesse en territoire positif (+0,13%) après avoir affiché plus de 1% en tout début de matinée. Une ouverture au plus haut, une clôture au plus bas, ce n'est pas très bon signe tout ça... Cependant, avec moins de 1,9 milliards d'euros échangés à 17h29 et 2,21 milliards en clôture, oubliez le scénario d'un retour en force des vendeurs. Il n'y avait tout simplement personne pour soutenir les cours - c'est pourquoi ils ont baissé - mais personne non plus pour les enfoncer. Le spectacle était aussi passionnant que la contemplation d'une pelouse de football quand tous les joueurs sont rentrés au vestiaire. - Le déficit n'est pas assez profond Le déficit s'est creusé de 8,5%, à 40,3 milliards de dollars... mais figurez-vous que cela n'a pas été jugé suffisant. Il aurait fallu un chiffre bien plus négatif (mettons cinq milliards de dollars de déficit supplémentaire) qui aurait été jugé révélateur d'une accélération de la croissance aux Etats-Unis. Après neuf mois de QE3, le marché guette toujours en vain des signes de surcroît de demande interne, le premier moteur de l'économie américaine. Il risque d'attendre encore longtemps, si nous en croyons les commentaires d'un grand gérant obligataire, Jeffrey Gundlach, aussi écouté que Bill Gross, le patron de PIMCO. M. Gundlach, PDG de la société d'investissement Double Line, a fait cette révélation stupéfiante : la Fed rachète des bons du Trésor pour renflouer le budget fédéral. Cependant, après l'épisode de tension que nous venons de connaître en juin, il voit les T-Bonds bénéficier d'un rebond technique et leur rémunération refluer sous [...] http://la-chronique-agora.com/nouriel-roubini-fed-assouplissement-quantitatif/ |
![]() ![]() |
Politique Friction du Mercredi 5 Juin 2013: Adidas, une affaire d'Etat, héritage de Mitterrand Par Bruno Bertez ![]() L'affaire Tapie est bel et bien une affaire d'Etat. ELLE COMENCE sous le règne Bérégovoy/Mitterrand. Pour la comprendre, il faut suivre le fil conducteur de l'argent et de celui qui joue le rôle du méchant, Bernard Tapie. Si on lui sauve la mise, peut-être qu'il se taira. Si ce n'est pas le cas, peut-être aura-t-il le courage de changer de camp et de dénoncer les pouvoirs qui se sont succédé. Dans sa vie, Tapie a souvent changé de camp, ce ne serait qu'une fois de plus. Nous avons hésité avant d'écrire cet article, mais le tissu d'imbécilités, qui a été tissé lundi soir 3 juin sur France 2, était tellement grossier qu'il nous a révolté. Pour connaître notre position face aux affaires et à la moralité publique, nous vous renvoyons à notre article du 28 mai intitulé « Quelques réflexions d'actualité sur le terrorisme financier et fiscal». Nous sommes pour une opération mani pulite, mains propres. Manifestement, les participants au débat animé par Yves Calvi ne connaissaient pas grand-chose au dossier dont ils devaient discuter, si l'on excepte bien entendu le journaliste Laurent Mauduit de Médiapart. Bercoff devait en connaître un peu plus, compte tenu de sa proximité avec Bernard Tapie, mais il paraissait évident qu'il ne voulait pas en dire trop. Guaino était en service commandé, son objectif était de faire passer un message et un seul : Il ne faut pas confondre une décision politique, d'un côté, et les éventuelles magouilles auxquelles elle a pu donner suite, de l'autre. Sarkozy est responsable de la décision politique, pour le reste, tout comme Lagarde, il s'en lave les mains. L'envoyée politique de service du PS, dont nous oublions le nom, elle aussi était en service commandé. Il s'agissait de transformer cette affaire en une affaire d'Etat, de mouiller au maximum Sarkozy et son entourage et, bien entendu, d'escamoter totalement les origines historiques de l'affaire, c'est-à-dire la responsabilité initiale du gouvernement socialiste qui avait aidé Bernard Tapie dans son ascension. Nicolas Beytout jouait le rôle de l'interlocuteur raisonnable. Son effort de mettre un peu de méthode, de clarté et de bon sens n'a pas été [...] http://leblogalupus.com/2013/06/05/politique-friction-du-mercredi-5-juin-2013-adidas-une-affaire-detat-heritage-de-mitterrand-par-bruno-bertez/ |
![]() ![]() | Vous reprendrez bien encore un peu de Gender ? Encore ? Encore ! ![]() L'ouragan d'absurdités qui s'abat actuellement en République du Bisounoursland a commencé, comme toutes les tempêtes, par un petit vent étrange et presque amusant au départ. Au début, cela fut facile et passa presque inaperçu : il s'agissait de promouvoir l' « égalité homme-femme », ce qui est un but noble lorsqu'on s'empresse de préciser sa pensée en accolant « en droit » à l'égalité recherchée. Et bien évidemment, qui aurait pu s'opposer à l'égalité en droit des hommes et des femmes ? On est en France, que diable, et si ce pays doit rayonner sur le reste du monde, que ce soit au moins pour cette belle égalité. Partant de là, le reste s'est enclenché naturellement : l'égalité en droit est devenue l'égalité salariale, qui fut atteinte sans même forcer la machine (au contraire de ce que continuent de braire ceux et celles qui réclament toujours plus de lutte contre un mythe). Arrive 2012, avec le retour triomphal et mémorable du socialisme officiel, emmené par le charisme fou d'un homme véritablement providentiel et à la vision grandiose. Le pays, revigoré, se redresse et s'élance vers l'avenir en bondissant d'un sujet d'importance à l'autre :
Il ne fallut pas trop de temps pour que soit menée une solide charge contre l'asymétrie sexuelle des individus dans tous les domaines de la société. En bons stratèges, cette charge fut menée d'un côté en distrayant les forces réactionnaires habituelles en leur jetant en pâture un mariage homosexuel qui les occupa tous, pendant l'hiver et le printemps, et de l'autre, en s'occupant des plus impressionnables, des plus malléables et de ceux qui auraient le plus d'impact plus tard, les enfants. Cogner un peu sur la génération [...] http://h16free.com/2013/06/05/24139-vous-reprendrez-bien-encore-un-peu-de-genre-encore-encore |
![]() ![]() |
Brelan d'as et dévissage boursier - Ha, ha, ha, ha, ha, ha... Nous mettons deux fois la dose habituelle de rires sardoniques mais le marché les vaut largement. Nous nous étions délecté avec le scénario incompréhensible des plongeons de fin de séance vendredi en Europe et à Wall Street. Nous pensions que les GM du marché (les Grands Manipulateurs) s'étaient fait un petit plaisir en prenant à contrepied un consensus haussier à 90% à la veille du week-end (les indices américains clôturant positifs 19 fois sur 21)... mais nous nous trompions. Ils ont récidivé et mis une triple dose aux day traders. C'est du brutal, du vicelard, du "qui dégoûte de la bourse". Pour ceux qui n'auraient pas suivi les précédents épisodes, nous rappelons que les marchés sont assimilables à une table de poker. La Fed y distribue les cartes et approvisionne ses complices - ses actionnaires - en (faux) jetons de façon quasi-illimitée. Les chances de gain de ceux qui ne font pas partie du cercle des initiés/renfloués sont très voisines des taux d'intérêt américains... c'est-à-dire de zéro. Plumer les pigeons est d'une facilité déconcertante depuis la mise en place du QE3. Toutefois, mieux vaut le faire de façon discrète afin de ne pas trop alerter les joueurs qui espèrent encore se refaire... convaincus qu'ils sont juste victimes d'un manque de bol passager. - Le croupier truque la partie Comme certains se montraient encore méfiants, le croupier retournait un troisième as avec une tension des taux longs en Espagne, qui passaient de 4,38% à 4,50%. Parallèlement, les BTP italiens affichaient 4,16% contre 4,13% vendredi soir. Avec cette main en or (un brelan d'as, l'antichambre du carré magique), il n'y avait plus de raison de faire preuve de retenue. Le CAC 40 n'a donc pas tardé à chuter de 1,3% pour inscrire un plancher de 3 890 points - soit un plus bas depuis le 6 mai dernier. Dans le même temps, l'Euro-Stoxx 50 dévissait de 40 points (-1,4%) jusque sur 2 730 points. Bien entendu, comme à chaque fois que les vendeurs ont cru pouvoir dominer la partie, le croupier n'a retourné un as de carreau - puis un valet et un 10 - que pour compléter la quinte flush (cinq cartes de la [...] http://la-chronique-agora.com/devissage-boursier/ |
![]() ![]() |
Mister Market and Doctor Conjoncture du Mardi 4 Juin 2013: Dans la série tout va très bien Madame la Marquise....par Bruno&nbs ![]() Il faut, il faut, il faut que l'on vous dise que la bulle a perdu un peu d'air la semaine dernière. Le marché phare mondial, illustré par le S&P 500 a perdu 1,1% sous la conduite des utilities. Les taux longs ont fortement monté, le dix ans américain est passé a 2,23 pour terminer à 2,13%. Les primes de risk se sont tendues, sur tout le high yield. Les capitaux sortent des fonds high yield et des fonds de bonds émergents. Les marchés obligataires et le devises des émergents tanguent. Les taux hypothécaires sont en forte hausse aux USA. Les matières premières sont à la vente. However, copper (green) and lumber are used in construction and they have been declining recently. Especially lumber {(purple) which has mounted a turnaround in the past week. Pourquoi? Parce que les marchés ont subi une bouffée de deleveraging, une bouffée de crainte que l'on entre dans une phase de réduction progressive du Quantitative Easing américain. The VIX (S&P 500 volatility index) is rising. On est dans le paradoxe, cynique en apparence que les bonnes nouvelles font baisser les marchés parce qu'elles incitent à anticiper la fin ou la réduction des largesses monétaires US. On baisse sur les bonnes nouvelles, on monte sur les mauvaises. C'est un peu diffèrent de ce qui se passait les semaines précédentes ou l'on montait sur toute nouvelle, bonne ou mauvaise. Les semaines précédentes, on prenait en compte le déluge de liquidités japonaises et cela masquait tout le reste. Ici on est donc plus sélectif, ce qui signifie que la tendance haussière est moins assurée. Notre sentiment: on gère, on pilote les anticipations, on teste pour pouvoir un jour, si c'est possible commencer à envisager de réduire les QE. On remet un peu d'incertitude dans un marché qui était devenu trop à sens unique. L'intervention de Paul Volcker devant le New York Economic Club la semaine dernière, le 29 Mai, n'est pas passé inaperçue des initiés. Il a été très sévère pour Bernanke et sa politique irresponsable. PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Il récuse l'idée du double mandat(dual mandate) et pense que [...] http://leblogalupus.com/2013/06/04/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-mardi-4-juin-2013-dans-la-serie-tout-va-tres-bien-madame-la-marquise-par-bruno-bertez/ |
![]() ![]() | Amazon, ça suffit à la fin ! ![]() Oh mais ça commence à bien faire cette histoire, et là il faut comprendre que toutes les bornes des limites ont été franchies, cela ne peut plus durer et cela ne va pas se passer comme cela sapristi non mais scrogneugneu de nom d'une pipe en bois : Amazon, ça suffit à la fin ! En substance, c'est l'avis posé et calculé par Aurélie Filippetti concernant Amazon. Posant un geste fort, Aurélie est partie en guerre. Mais revoyons la scène au ralenti. « Orélifilipéti », c'est l'interjection qui sert actuellement de ministre de la culture en France. Car ce pays, endetté de plus de 1800 milliards, dont le nombre de ministres est deux fois celui de l'Allemagne (pays qui compte 30% d'habitants supplémentaires), dont la Justice a un budget inférieur à celui de, justement, la Culture, ce pays qui croit rayonner dans le monde mais se contente de le crayonner, ce pays qui souffre, à force de se prendre sa propre lumière dans l'oeil, de grave cécité, ce pays qui produit plusieurs milliers de chômeurs tous frais tous les jours, qui expulse tous les jours un peu plus de riches, d'entrepreneurs et de travailleurs, et qui augmente ses taxes, ses ponctions et ses impôts à un rythme jamais vu dans son histoire, ce pays dispose, eh oui, d'un ministère de la culture, qui rémunère un bataillon de fonctionnaires pour s'assurer que les derniers cacas géants gonflables de Paul Mc Pröot seront correctement exposés en place publique, ou qu'on trouvera bien un financement pour la dernière oeuvre de Flabida Gutronvek dont le titre, « Nanophysique des interstices », permet de mesurer toute l'obèse importance. Et comme en France, un ministre croupion ne peut exister que s'il ouvre bruyamment le bec au passage de n'importe quel micro mou, Aurélie Filippetti, l'interjection de la Culture, n'a pas pu s'empêcher d'exister un instant lorsqu'il s'est agi de donner son avis sur la météo, le dernier repas présidentiel ou, plus tristement, Amazon et les librairies en France. Bon. Soyons honnête : ce n'est évidemment pas la première fois qu'elle s'exprime, notamment sur Amazon, et les consternantes idioties qui sont sorties de sa bouche ne constituent donc aucune surprise. Cependant, sans être une surprise, cela reste encore un de ces petits moments de [...] http://h16free.com/2013/06/04/24169-amazon-ca-suffit-a-la-fin |