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Du CAC 40 au Dow Jones, les marchés sont comme un canard sans tête - Nous avons assisté vendredi à l'une des plus étranges fins de séance de l'année 2013. Le CAC 40 est repassé de -0,7% à -0,25% entre 17h et 17h15 - avant de replonger de 35 points en un quart d'heure pour en terminer pratiquement au plus bas du jour, en repli de -1,2% (et -1,06% pour l'Euro-Stoxx 50). C'est assez incompréhensible et cela a eu pour conséquence de faire basculer le bilan hebdomadaire du CAC 40 dans le rouge (de +0,8% vers -0,2%). Quelle en est la raison ? Nous savons avec 48 heures de recul qu'aucune actualité positive n'a constitué le prétexte de la remontée des indices à une demi-heure de la clôture. Il n'y avait pas davantage de raisons de sortir du marché en quatrième vitesse au moment du fixing. Tout ce que nous savons, c'est que les vendeurs restés en position depuis le début de la séance ont cru s'être fait piéger à l'entrée de la dernière ligne droite. Toutefois, ce sont les acheteurs qui l'ont été au fixing avec un trou d'air de -15 points à 3 948 points. A l'image des places européennes et de façon tout aussi brutale, Wall Street a subi un sell off spectaculaire au cours des 90 dernières minutes. La baisse s'est radicalisée au cours des toutes dernières minutes : le Dow Jones a décroché de 1,36%, le S&P 500 de 1,42%. Ce vendredi 31 mai a déjoué tous les pronostics. Une majorité d'investisseurs tablait sur une ultime séance de hausse pour clôturer en beauté le plus joli mois de mai boursier depuis 2007. Les attentes étaient d'autant plus haussières que depuis début janvier, Wall Street termine toujours en hausse le vendredi. Toujours... à l'exception du 15 mars (-0,2%) et du 5 avril (-0,3%... rien de bien méchant). Oui, après 19 hausses sur une série de 21 vendredi, le scénario survenu ce 31 mai a surpris (piégé) beaucoup de monde. Wall Street a chuté de 1,2% vendredi (moyenne des principaux indices) contre +0,3% à +0,5% en fin de matinée. Cela fait plus de 1,6% de repli linéaire par rapport aux plus hauts du jour. - Séance de baisse... mais scores annuels encore positifs Tout a basculé au cours des 90 dernières minutes ; les scores [...] http://la-chronique-agora.com/cac-40-dow-jones-canard-sans-tete/ |
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Lundi 3 Juin 2013: De l'économie Schrödinger à la fameuse alternance simultan&eac ![]() Les ruses des responsables de la conduite de l'économie sont tellement grosses qu'il faut bien en rire. En ces temps maussades, un peu d'humour ne fait de tort à personne. On nous interroge, à la suite de la Une de certains magazines, sur la situation réelle de l'économie américaine. Les remarques que nous allons faire concernent toute l'économie, l'économie globale, et pas seulement l'américaine. Mais, comme à l'accoutumée, il faut d'abord tracer le cadre de nos propos. Le cadre est le suivant : une économie globale qui ralentit puisque l'on révise en baisse les perspectives de croissance 2013 et 2014 ; une tendance à la déflation qui se précise, comme on le voit dans les cours des matières premières et de l'énergie ; un échec évident des mesures de Bernanke, puisque le dernier indice des prix fiable américain, le PCE, continue sa dégringolade et qu'avec une hausse en rythme annuel de 0,7%, il est maintenant dans les plus bas étiages. C'est le plus bas PCE que l'on ait connu dans l'histoire américaine. Le chiffre complet fait ressortir une hausse année sur année de 0,74%, le chiffre core est juste au-dessus de 1%. En fait, on est passé au fil des opérations de Bernanke d'un PCE qui se situait entre 1,5 et 2% à un PCE qui navigue maintenant autour de 1%. Cela fait quand même quelques années de taux d'intérêt zéro et quelques trillions de Quantitative Easing ! Nous vous rappelons qu'en mars 2012, on était autour de 2%. Certains indicateurs économiques américains paraissent bons. Nous dirions même, quelquefois, trop bons pour être honnêtes. Ces indicateurs sont généralement des indicateurs que l'on appelle des indicateurs de diffusion. Ils retracent des opinions ou des sentiments. Et ils sont à la fois trompeurs et, en même temps, très sensibles aux titres des journaux et à l'allure des marchés financiers. Ceux qui considèrent ces chiffres comme de bons précurseurs de l'activité économique se trompent totalement. Le retour en arrière historique le prouve. Pour juger de l'évolution future de la conjoncture, il faut utiliser une batterie d'indicateurs hard, durs. Et, en plus, il faut savoir discerner ceux qui sont des indicateurs précurseurs de ceux qui sont des indicateurs coïncidents et enfin de ceux qui sont des indicateurs retard. Pour vous donner un exemple, l'emploi est généralement un indicateur retard et [...] http://leblogalupus.com/2013/06/03/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-lundi-3-juin-2013-de-leconomie-schrodinger-a-la-fameuse-alternance-simultanee-par-bruno-bertez/ |
![]() ![]() | Encore de bonnes idées pour rembourser la dette ![]() Il y a quelques années, on lisait avec un peu d'étonnement (ici par exemple) que la dette publique n'était pas un problème, qu'il fallait boire frais, que tout était sous contrôle et qu'il n'y avait aucune raison de s'inquiéter. Après tout, un État comme la France ne peut pas faire faillite, et puis la dette est bien soutenable, youkaïdi, youkaïda, restons détendus. Les années passant, le discours s'est dilué (comme là par exemple), tant il est vrai que les finances des pays ne se sont pas améliorées. Heureusement, la France n'est pas à cours de bonnes idées ! Oui, maintenant, il semble clair que les montants de dette sont effectivement colossaux, et que la soutenabilité de cette dette n'est plus tip-top assurée ; d'ailleurs, le sujet revient, discrètement, de temps en temps, sur les plateaux télé et l'un ou l'autre article dans un média qui se sera laissé aller à une réflexion sur le sujet (entre deux saillies d'idiote pneumatique de télé-réalité). Parfois, on découvre un éclair de lucidité dans la bouche d'un ministre (Michel Sapin en fit un peu les frais dernièrement). Et il est vrai que les chiffres laissent songeur : pas loin de 2000 milliards d'euros de dette étatique turbo-libérale, non compris les engagements des retraites, soultes diverses et autres régimes spéciaux (ultra-libéraux, je vous le rappelle), tout ça finit par se voir. Et oui, décidément, lorsqu'on doit exprimer une dette publique en notation scientifique, c'est que ce nombre est devenu très gros. Pas étonnant, donc, que des armées d'économistes se soient penchés sur la question lancinante : comment rembourser tout ça ? À la fin du mois de mai, ce fut un certain Jacques Delpla qui s'y est collé et qui, dans un article sur Challenges, serré comme une course hippique de chevaux sous amphétamines, nous explique comment nous en sortir avec brio. Avant de regarder LA solution de Delpla, il faut se rappeler que notre bonhomme n'est pas un complet inconnu (disons, presque pas : miracle de [...] http://h16free.com/2013/06/03/24080-encore-de-bonnes-idees-pour-rembourser-la-dette |
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L'Edito du Dimanche 2 Juin 2013: La mise au pas par le rouleau compresseur financier Par Bruno Bertez ![]() Nous avons expliqué à maintes reprises que la globalisation était un phénomène bien plus vaste et important que la seule mondialisation des économies. En s'engageant dans la globalisation sans consulter les peuples, en laissant les choix aux seuls élites politiques, financières, administratives, les nations se sont engagées dans une voie dont ils n'ont pas perçu le but. Ce but, c'est le laminage des spécificités, la disparition de la démocratie réelle au profit de la démocratie formelle, vide de tout contenu. Ce que les peuples n'auraient jamais accepté normalement; ils l'acceptent parce que, sous les pressions extérieures, il leur est dit qu'il n'est pas possible de faire autrement. Le jeu des intervenants politiques domestiques se limite à la marge, à faire semblant de conduire ces mouvements qui leur échappe. Ainsi, le Français Hollande essaie de faire semblant de choisir librement ce qui lui est imposé par la Commission Européenne et Merkel en matière de retraite et de politique familiale. Hypocrisie et lâcheté réunies afin d'avoir le droit de continuer à jouer au chef et de satisfaire une piteuse volonté de puissance personnelle qui ne masque même plus l'impuissance réelle. Pour sauver les banques et l'euro, on accepte la perte de souveraineté, on accepte l'humiliation. C'est la reddition en rase campagne, encore plus lâche que celle du début de la seconde guerre mondiale, c'est le pétainisme économique. Cela est évident en Europe dite euro zone, là où on voit les peuples se voir imposer de nouveaux modèles sociaux, politiques et même moraux, mais également en Europe non euro zone.PLUS DE BERTEZ EN SUIVANT: Nous avons soutenu depuis longtemps, très longtemps, que la Suisse commettait une erreur colossale en laissant ses méga banques s'engager sur la voie de la mondialisation voulue par les Etats Unis. Les banques suisses n'ont pas résisté aux attraits fallacieux de la mondialisation sous la houlette américaine, à l'argent facile du recyclage des déficits américains; elles n'ont pas résisté aux appâts/pièges de l'ogre dévoreur de crédit que sont les USA. Elles y ont laissé leur âme. Si ce n'était que la leur, ce ne serait pas trop gênant. Après tout fait, chacun fait ce qu'il veut, tant que ce sont ses affaires et sa liberté qui sont seules en jeu. [...]http://leblogalupus.com/2013/06/02/ledito-du-dimanche-2-juin-2013-la-mise-au-pas-par-le-rouleau-compresseur-financier-par-bruno-bertez/ |
![]() ![]() | L'inquiétant décret n°2013-417 du 21 mai 2013 ![]() Chaque jour, en France, une ou plusieurs libertés disparaissent, sans bruit, sans laisser de trace. Au 1er juin, c'est un petit bout de la liberté d'échanger de la valeur, directement, entre particuliers qui vient de s'effacer. Et bien sûr, pas un bruit dans les médias. Avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit rappel historique s'impose. Comme vous le savez sans doute, la vente, l'achat et la détention de métal précieux en France est soumise à une certaine réglementation qui a pas mal évolué dernièrement. Jusqu'à récemment (2011), il était relativement aisé d'acheter de façon anonyme de l'or ou de l'argent, en payant en Et pour parler, justement, des achats de piécettes, en septembre 2011, les modifications introduites à l'article L112-6 du code monétaire ont fait parler d'elles ; on trouvait en effet la phrase suivante : Toute transaction relative à l'achat au détail de métaux ferreux et non ferreux est effectuée par chèque barré, virement bancaire ou postal ou par carte de paiement, sans que le montant total de cette transaction puisse excéder un plafond fixé par décret. Le non-respect de cette obligation est puni par une contravention de cinquième classe. En substance, l'achat et la vente de métaux ne peut plus s'effectuer en espèces. Le but affiché était alors de briser l'anonymat de certains vendeurs de métaux récupérés de façon alternative (et pour le dire clairement, il s'agissait lorsque la loi fut votée de lutter contre les vols de métaux comme le cuivre, opérés par certains spécialistes plus ou moins finauds dont certains défrayent régulièrement la chronique au rayon barbecue sur lignes haute-tension de la SNCF). [...] http://h16free.com/2013/06/02/24083-linquietant-decret-n2013-417-du-21-mai-2013 |
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Mister Market et Doctor Conjoncture du Samedi 1er Juin 2013: Tout va très bien Madame la marquise, un déjeuner de banquie ![]() Une grande banque privée Suisse organisait un déjeuner la semaine dernière. Elle était incroyablement bullish!!! Son argumentaire se résumait à ceci : -Il y a reprise économique aux Etats-Unis et au Japon. -Le quantitative easing va se poursuivre partout. -Pas de problème européen à craindre à court et moyen terme. En quelque sorte, pas de headwinds, les courants sont porteurs. Nous avons remarqué deux ou trois choses : -La question du prix des actions et valorisations est escamotée! -La question de la disparition du rendement est escamotée ! Le S&P500 rapporte maintenant moins que les bonds! -La question du cout en termes de déséquilibre et de risque des politiques menées par les 4 Pays en Qe : USA, Japon, Suisse, Grande Bretagne est totalement ignorée! -La question du risque financier global est passée sous silence! L'idée de ce genre de recommandation bullish est" l'anchoring". On prend la situation actuelle comme référence, on admet et ratifie les évaluations présentes sans se poser la question de savoir si elles n'anticipent pas déjà tout le positif, et on dit que comme cela va s'améliorer, cela ne peut que monter. On néglige l'histoire et les travaux de recherche incontestés qui démontrent : -L'absence de corrélation entre la croissance économique et la performance boursière de moyen terme. -L'influence déterminante au contraire du niveau des évaluations. -L'influence déterminante du niveau des taux et de la liquidité. Bref on se place dans le meilleur des mondes présent sans s'interroger sur ce qu'il y a derrière le village Potemkine. On accepte le fait que tout soit "pricé" pour la perfection et en meme temps , on décrète que la perfection va durer. Bref cela signifie que l'on rejette le risque hors du système et que l'on fait confiance aveugle aux démiurges. Question: cette confiance est elle justifiée ? La prolongation de l'exceptionnel dont les [...] http://leblogalupus.com/2013/06/01/mister-market-et-doctor-conjoncture-du-samedi-1er-juin-2013-tout-va-tres-bien-madame-la-marquise-un-dejeuner-de-banquiers/ |
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De PIMCO à la Chine, l'assouplissement quantitatif fait parler de lui - La hausse des marchés repose depuis la mi-novembre sur la "visibilité" que dispensent les marchés obligataires, partant de la conviction que la Fed et la Banque du Japon sont capables de maintenir les taux presque éternellement à proximité de zéro. Nous soutenons depuis des mois qu'il s'agit d'une vertigineuse illusion... mais notre avis ne pèse pas lourd. Nos lecteurs nous accordent leur confiance, ce qui est quasi-miraculeux tant la sphère financière et les médias économiques martèlent chaque jour leur foi inébranlable dans l'infaillibilité et la toute-puissance de la Fed. Nous avons le sentiment d'affronter le Vatican du 15ème siècle avec nos thèses absurdes concernant la rotondité de la terre, au prétexte que la lune, le soleil et tous les corps observables dans le ciel sont - sans exception - des sphères. Sous la papauté de Ben Bernanke, la thèse officielle est que la terre est aussi plate qu'une planche à billets... Et on peut la recouvrir de billets de Monopoly jusqu'à ce qu'il y pousse des haricots magiques qui grimperont jusqu'à la lune. Pas besoin de postuler l'existence de champs magnétiques ni d'inventer des fusées pour s'en affranchir. Le bonheur réside dans la simplicité... et contempler la lune en l'imaginant constituée de sorbet à la vanille ou de myriades de petites perles y suffit. Nos questionnements n'interpellent guère les marchés, nous ne sommes pas des gens assez importants - la preuve : la Fed n'a jamais consulté aucun collaborateur des Publications Agora. Si nous avions fait une partie de notre carrière chez Goldman Sachs et engrangé des millions sur les marchés obligataires (notamment en misant contre l'aveuglement de Ben Bernanke en 2006/2007), ce serait différent. - Bill Gross se pose des questions La première d'entre elle est la suivante : "la Fed et la Banque du Japon sont-elles en mesure - comme elles en sont convaincues - de garder le contrôle de la situation alors que la volatilité ressurgit brutalement ? J'en doute fortement". La seconde question : si la Fed n'est pas parvenue au bout de trois quantitative easings à obtenir une migration de la surliquidité vers l'économie réelle - sous forme de crédit plus abondant et de relance de [...] http://la-chronique-agora.com/pimco-chine-assouplissement-quantitatif/ |
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Douce France/ Chômage : 3 264 400 demandeurs d'emploi en avril, 40 000 de plus en un mois Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s'établit à 3 264 400 en France
Du jamais vu. Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans activité) était de 3 264 400 en France métropolitaine fin avril 2013, soit 39800 chômeurs de plus qu'en mars (+1,2%). Un chiffre qui croit de 12,5% en un an. C'est donc un nouveau record qui a été éteint, après le passage en mars du cap symbolique des 3,2 millions de sans emploi, inégalé depuis 1997. Au total, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 4 799 200, soit 10,8% de plus que l'an dernier Depuis l'élection de Hollande, Pôle emploi enregistre chaque mois près de 1000 nouveaux chômeurs par jour. Et selon l'Organisation pour la coopération et le développement économiques, la série noire, ininterrompue depuis bientôt deux ans, ne va pas s'arrêter. L'OCDE a prédit mercredi un taux de chômage à 10,7% en 2013 et 11,1% en 2014. //////////////////////////////////////////////////////////////// Emploi : la CGPME réclame des mesures "exceptionnelles" ! (Boursier.com) - "A circonstances exceptionnelles...", la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) réclame des mesures "exceptionnelles" afin de maintenir les emplois existants. "Le manque de visibilité des carnets de commandes et l'augmentation des prélèvements obligatoires conduisent les entreprises au mieux à freiner les embauches, au pire à licencier", souligne-t-elle, alors que les chiffres du chômage battent des records... Assouplissement du CDD La CGPME réclame notamment "la possibilité de renouveler librement et sans contrainte les CDD successifs, dans le cadre de la durée maximale autorisée". Actuellement, elle s'échelonne de 9 à 24 mois selon le type de CDD. Par ailleurs, les entreprises doivent respecter un délai de carence avant d'embaucher un nouveau salarié sur le même poste en contrat à durée déterminée. Cependant, de nombreuses dérogations existent... Notons que dans le but d'encourager l'embauche en CDI, la loi sur la sécurisation de l'emploi adoptée au début du mois par le [...] http://leblogalupus.com/2013/05/31/douce-france-chomage-3-264-400-demandeurs-demploi-en-avril-40-000-de-plus-en-un-mois/ |
![]() ![]() | L'érosion des monnaies fiat et l'alternative Bitcoin ![]() J'ai déjà évoqué Bitcoin dans de précédents billets (celui-ci notamment) et j'y notais que l'intérêt pour cette monnaie électronique grandissait, tant chez les particuliers que chez les États. Petit à petit, les événements s'accélèrent. Ainsi, avec les problèmes survenus à Chypre en mars dernier, dans lesquels - ô stupeur - le contribuable / déposant européen lambda a découvert que ses comptes en banques n'étaient protégés par rien du tout au plus grand bonheur de ceux qui nous dirigent et adorent y glisser leurs petits doigts boudinés, les actualités ont bruissé du souffle tout particulier que les journalistes peuvent produire lorsqu'il s'agit d'un domaine auquel ils n'entendent rien : mélangeant avec le brio qu'on leur connaît leurs présupposés vaseux avec l'approximation habituelle de bouillie mathématico-mystique qu'ils avaient comprise du système Bitcoin, ils entreprirent de nous expliquer comment la monnaie virtuelle s'installait dans le paysage financier mondial. Mieux : alors que les monnaies (l'euro notamment) subissait des attaques de la part du dollar, alors que la situation se tendait visiblement autour de la petite île méditerranéenne, Bitcoin affichait une santé insolente et surtout, progressait tant en valorisation que les transactions dépassèrent le milliard de dollars dans la foulée (avec un bitcoin à plus de 200$ pièce). Le krach, inévitable devant la frénésie qui s'était emparée des traders de bitcoins, et qui verra cette monnaie dégringoler à 78$, sonnera d'ailleurs l'hallali sur le sujet pour nos pisse-copie dont l'attention-span dépasse rarement la semaine. Mais indépendamment des sautes d'humeur du marché de la monnaie numérique, Bitcoin venait d'apparaître sur le radar du public ... et des autorités. Partant, il était logique que des économistes se penchent sur cette nouveauté. C'est donc l'occasion de présenter le dernier livre de Philippe Herlin, paru sous forme d'eBook à un prix très abordable de moins de 5?, « LA RÉVOLUTION DU BITCOIN ET DES MONNAIES COMPLÉMENTAIRES » aux Editions Eyrolles. Dans ce court ouvrage d'une cinquantaine de pages (et qui se lit bien, le style de l'auteur étant clair et factuel), [...] http://h16free.com/2013/05/31/23589-lerosion-des-monnaies-fiat-et-lalternative-bitcoin |
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Dévaluation à l'ancienne ![]() Le 2 novembre 1475, Louis XI fit frapper à Saint Lo un écu d'or dit écu au soleil (à cause du petit soleil au-dessus de la couronne) à la taille de 70 au marc et d'un aloi de 23? carats auquel il une attribua une valeur d'une livre et 13 sols tournois. Fort bien, me direz-vous, mais qu'est-ce que ça signifie ? L'écu au soleil du 2 novembre 1475 Commençons par le marc. C'est une unité de masse du système de la livre poids de marc (ou livre de Troyes), système dont l'existence est attestée dès le début du XIIIe siècle mais qui n'a été généralisée à tout le royaume qu'à partir de 1266. Dans ce système, la livre pesait 489,50 de nos grammes modernes, le marc valait une demi-livre et l'once [1] était le seizième d'une livre. De ce qui précède, vous déduirez sans difficulté qu'un marc est équivalent à 244,75 grammes. Dire que notre écu d'or était taillé à 70 au marc signifie que, par décision du Roi, on devait frapper 70 écus avec un marc d'or c'est-à-dire que chaque écu au soleil devait peser très exactement un soixante-dixième de marc (3,496 grammes). Mais ce n'est pas fini. Comme vous le savez sans doute l'or est une matière extrêmement malléable de telle sorte que, lorsque vous souhaitez qu'un objet en or conserve sa forme (une pièce, un lingot...), vous devez le mélanger avec un autre métal. D'où l'aloi [2], mesuré en carats, qui fixe le degré de pureté de l'alliage sur une échelle de zéro (il n'y a point d'or là-dedans) à 24 (c'est de l'or pur). Ainsi, un aloi de 23? carats, c'est un mélange pur à environ 96,4% et donc, nous pouvons en déduire que sur les 3,496 grammes de l'écu de Louis XI, il y avait précisément 3,369 grammes d'or pur et 0,127 grammes d'autre chose. Ce sont naturellement ces grammes d'or qui donnent toute sa valeur à la pièce. Or, le Roi nous dit que ces 3,369 grammes valent une livre et 13 sols tournois. Il n'est bien sûr plus ici question d'une unité de poids [3] mais d'une unité de compte : la livre tournois, à ne pas confondre avec la livre parisis [4], qui se subdivise en 20 sols (ou sous) et 240 derniers [5]. Dès lors, en décrétant que son nouvel écu d'or vaut une livre et 13 sols tournois (soit 1,65 livre), Louis XI fixait implicitement la valeur de la livre à 2,042 grammes d'or pur. C'est une dévaluation à la mode de l'ancien régime. Lors de sa précédente émission ordonnée le 4 janvier 1473, [...] http://ordrespontane.blogspot.fr/2013/05/devaluation-lancienne.html |
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Le prix du marché Monsieur A, entrepreneur, a besoin de capitaux pour développer XXX Inc, la petite entreprise qu'il a fondée. Il se résout donc à procéder à une augmentation de capital de 100 actions qu'il pense pouvoir placer à 1 euro l'une. Si tout se passe bien, il lèvera ainsi 100 euros et restera, avec ses 101 actions, l'actionnaire majoritaire de son entreprise. Deux fonds d'investissement, le fonds X et le fonds Y, manifestent leur intérêt. L'un comme l'autre sont dotés d'un capital de 100 euros et sont à la recherche d'investissements pour le compte de leurs clients. Après moult discussions, le fonds X décide d'acquérir 20 parts tandis que le fonds Y souscrira aux 80 parts restantes. Monsieur A a donc procédé à son augmentation de capital qui a gonflé les fonds propres de son entreprise de 100 euros. À l'actif du fonds X, nous avons donc 20 actions XXX Inc d'une valeur unitaire et de 1 euro et 80 euros de trésorerie. À l'actif du fonds Y, nous avons 80 actions à 1 euro l'une et 20 euros de trésorerie. À ce stade, la valeur de marché (la capitalisation boursière) de XXX Inc est donc de 201 euros dont 101 qui restent en possession de Monsieur A et 100 de flottant. Les affaires se portent bien et le gérant du fonds X commence à avoir des regrets : « mais quel idiot je suis, ce dit-il en son for intérieur, pourquoi n'ai-je acheté que 20 titres ? » Il aimerait donc augmenter sa participation. Du point de vue de Monsieur A, une nouvelle augmentation qui viendrait diluer sa part du capital est exclue ; reste donc une seule solution : racheter une partie des actions acquises par le fonds Y. Seulement voilà : le gérant du fonds Y est loin d'être idiot et lui aussi se rend bien compte que XXX Inc est une petite pépite très prometteuse. Il veut bien céder quelques actions mais pas à 1 euro : maintenant, répond-t-il à son homologue du fonds X, ça va être un peu plus cher. Après d'âpres négociations, un accord est en vue : le fonds Y accepte de céder 20 actions au fonds X pour la modique somme de 1,5 euro l'unité - soit 30 euros pour l'ensemble. On se serre la main, la transaction a bien lieu. Du jeu à somme positive À l'actif du fonds X, nous avons donc maintenant 50 euros de trésorerie (80-30) et 40 actions XXX Inc (20+20) d'une valeur unitaire de 1,5 euros - c'est le dernier prix connu - soit un actif total de 110 euros. Symétriquement, à l'actif du fonds Y, on trouve 50 euros de trésorerie (20+30) et 60 actions (80-20) également valorisée à 1,5 euros l'une ; soit un actif total de 140 euros. [...]http://ordrespontane.blogspot.fr/2013/05/le-prix-du-marche.html |
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Le marché obligataire et la Fed éclipsés par la Chine - Un gérant croisé hier peu après mon interventions en direct sur BFM (thématique : la Fed manipule les marché pour enrichir en priorité les brasseurs d'argent) m'a demandé : "pourquoi vous acharnez-vous à inquiéter vos lecteurs avec des scénarios catastrophes qui ne surviennent que tous les huit ou 10 ans, alors qu'il y a tant d'argent à gagner en ignorant à peu près tout des mécanismes monétaires et du fonctionnement des marchés ?" Tous ceux qui réfléchissent perdent de l'argent depuis septembre dernier... et c'est bien normal. La Fed a en effet mis au point une machinerie financière qui subvertit toutes les règles de bonne gouvernance économique ayant fait leur preuve à travers les siècles. Son véritable coup de génie, toutefois, est d'avoir réussi à se mettre pendant des mois et des trimestres à l'abri d'une sanction de ses erreurs par les marchés : la Fed a aboli le marché, elle EST le marché ! La Fed injecte l'argent, la Fed gère le calendrier de la hausse, la Fed fixe le prix des actions comme des bons du Trésor, la Fed punit ceux qui n'achètent pas, la Fed récompense ses complices, la Fed est au-dessus des lois économiques, la Fed écrit la nouvelle loi économique, Ben Bernanke se pense le Maître du Monde, de nombreux penseurs ultra-libéraux encensent son génie, certains traders le nomment Dieu. - Dieu dispose de nombreux archanges pour dispenser la bonne parole... Nous aurions pu écrire son laïus et rajouter que la politique monétaire actuelle était la seule pertinente (cela figure dans au moins un communiqué sur deux). Le problème, c'est que depuis une semaine, les marchés obligataires s'en fichent. La hausse des T-Bonds est terminée, il n'y a plus rien à gratter. L'orchestre "4B" (Ben Bernanke Big Band) continue de jouer... mais il n'y a plus de champagne au bar. Le bol de punch, servi à volonté, donne des maux de tête et certains fêtards commencent à ressentir des nausées. La dernière adjudication de bons du Trésor US à deux ans (c'était mardi soir vers 20h) a été un fiasco. La demande [...] http://la-chronique-agora.com/marche-obligataire-fed-chine/ |
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 30Mai 2013:: La déstabilisation continue. Les apprentis sorciers ont encore frapp&eacut ![]() Nous vous avons expliqué que pour lutter contre l'instabilié financière , les responsables prenaitent des mesures qui accroissaitent l'instabilité fondamentale et a partir de là, ne faisaient , avec leurs interventions, qu'accroire le désordre. Cette nuit le Nikkei japonais a chuté de plus de 5%. Pour limiter les dégats sur les actions , on parle de modifier la réglementation des fonds de pensions nippons, sur les pourcentages d'actions et de bonds détenus. Le sens de la modification serait de permettre à ces fonds de détenir plus d'actifs à risque. On attend la prochaine conséquence non voulue de cette mesure. ///////////////////////////////////////////// Selon Reuters le fonds de pension public japonais, le Government Pension Investment Fund, envisagerait d'adopter une approche plus flexible dans sa stratégie. Selon une source proche du dossier, il pourrait acheter des actions japonaises. Ce fonds gère quelque 1 100 milliards de dollars d'actifs. Composition actuelle: JPY 68.3 trillion in government bonds: 64% JPY 12.6 trillion in foreign stocks: 12% JPY 12 trillion in Japanese stocks: 11% JPY 9.6 trillion in foreign bonds: 9% ////////////////////////////////////////////////////////////////// Tout va dans le mème sens , l'accroissement du risque , sa diffusion dans tout le systeme; Nous vous le répetons , no place to hide. La manipulation , en surface, du risque fait que celui ci s'enfonce , s'enracine; tout se passe comme si on s'asseyait sur le couvercle de la marmite , mais que pendant ce temps, la marmite qui se trouve à coté, se mettait , elle aussi à s'agiter. Il n'y a plus de strategie , cynique ou non cynique , on pare sans cesse au plus pressé, dans l'affolement et on noie le tout dans les vraies liquidités/ fausses monnaies. Quand nous disons fausses ce n'est pas au sens de fraude , non ce que nous voulons souligner c'est que ce que l'on injecte n'a pas vraiment le statut de monnaie. On ne sait plus très bien ce que c'est , comme nous l'avons écrit ce sont des coups de claviers d'ordinateurs, des bits et des bytes. Nous sommes en terre inconnue , voila la verité. /////////////////////////////////////////////////////////// Partout dans le monde, les banques centrales se sont montrées particulièrement agressives dans la gestion de leur politique monétaire. Allant jusqu'à gonfler de manière parfois sans précédent leur bilan. http://leblogalupus.com/2013/05/30/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-jeudi-30mai-2013-la-destabilisation-continue-les-apprentis-sorciers-ont-encore-frappe-par-bruno-bertez/ |
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Mister Market and Doctor Conjoncture du Jeudi 30 Mai 2013: Jean qui pleure et Jean qui rit Par Bruno Bertez Faisons, si vous le voulez bien, un peu de bourse. Ce n'est pas que l'on puisse y gagner de l'argent, mais c'est tout simplement parce que ce qui se passe au plan boursier éclaire, illustre, le désordre économique global. Tout d'abord, nous vous renvoyons à notre précédent article sur ce sujet ; il est intitulé « Cent fois sur le métier... ». Si nous l'avions écrit mardi 28, nous aurions commencé par traiter de l'euphorie boursière. Mais comme nous commençons le lendemain mercredi 29, il nous faut logiquement traiter de la chute des cours quasi symétrique de la hausse de la veille. Hausse et baisse dans des proportions importantes, cela s'appelle la volatilité. Si vous avez lu soigneusement notre article boursier référencé ci-dessus, vous savez que la volatilité boursière, c'est votre ennemie. Cela crée de l'incertitude, cela provoque de la peur ; il est impossible de prendre des décisions rationnelles dans un environnement dominé par l'émotionnel. Il y a quelques jours encore, on n'entendait que des commentaires haussiers. Commentaires articulés autour de la certitude de l'injection de 165 milliards de liquidités par mois par la Fed et la BoJ, de la probabilité de maintien de taux bas pendant encore longtemps et par l'espoir d'une amélioration économique aux Etats-Unis et au Japon. Tout cela permettait de faire passer les inquiétudes sur l'Europe et la Chine au second plan. La volatilité n'est pas le fait du hasard : c'est un produit. Nous ajouterions même un produit humain. C'est la politique de Bernanke, de Kuroda et de Draghi qui instillent jour après jour la volatilité et le désordre sur les marchés. Le paradoxe est que la politique de ces gens-là consiste à essayer de contenir l'instabilité monétaire et financière et que, ce faisant, ils injectent jour après jour de plus en plus de fragilité et de déséquilibre qui conduisent au résultat inverse : plus d'instabilité. Nous prendrons un exemple. Kuroda est lancé dans une opération quantitative historique. Il entend acheter tout volume d'actifs financiers, doubler la masse monétaire, porter l'inflation à 2% et, en même temps, le mot important est « en même temps », contrôler les taux d'intérêt. Du jamais vu, de [...] http://leblogalupus.com/2013/05/30/mister-market-and-doctor-conjoncture-du-jeudi-30-mai-2013-jean-qui-pleure-et-jean-qui-rit-par-bruno-bertez/ |
![]() ![]() | Et pourquoi pas une petite taxe sur le pinard ? ![]() Vous le savez, la République Française a toujours été égalitaire. Follement, même. Et à mesure que son peuple se faisait à l'idée d'une solidarité permanente, totale et étanche à tout ennui d'un monde réel jugé trop piquant, cette République s'est aussi faite Citoyenne et Festive. Enfin, c'était jusqu'à maintenant. Au rythme où l'on va, elle ne sera bientôt plus que citoyenne, et encore... Ici, je pourrais écrire quelques saignants paragraphes sur les déchirements qui agitent tout le peuple français, partagé entre ceux qui veulent absolument étendre leurs désirs à tous, ceux qui n'en veulent rien savoir, et la masse informe et sans voix de ceux qui voudraient surtout qu'on les laisse travailler, innover et embaucher tranquillement. Oui, quelques lignes à ce sujet seraient assez faciles à placer tant on peut palper la tension qui occupe tout le monde actuellement. Mais de progressivement « Moins Festive » suite à une véritable avalanche de mauvaises nouvelles (dont toutes n'échappent pas à la responsabilité de la brochette de bras cassés au pouvoir), la France va passer à « Pas Festive Du Tout ». Certes, on a déjà compris que l'État, aux abois, racle les fonds de tiroirs de tous les côtés possibles (de nombreux hôpitaux sont techniquement en faillite, les services de l'armée sont au taquet ou en carafe, ...). Certes, les ministres, volatiles maladroits et trop grassouillets pour pouvoir s'envoler, s'agitent en multipliant les idées stupides, pris d'une législorrhée carabinée. Certes. On a bien intégré que tout ce petit monde n'était plus en mode « Détendu du Petit-Four » et avait compris que la crise n'était finalement pas aussi bidon qu'ils le croyaient quand ils étaient encore dans l' « opposition ». Mais tout ceci n'est, pour ainsi dire et si vous me passez l'image éthylique douteuse, que petite bière comparé à ce qui se trame en coulisse. En effet, d'insistantes rumeurs font état d'un projet de taxer à nouveau et encore plus ... le vin. Oui, vous avez bien lu : alors que ce produit est, d'une part, [...] http://h16free.com/2013/05/30/23869-et-pourquoi-pas-une-petite-taxe-sur-le-pinard |