Posted by Guillaume Nicoulaud     Economy/Stock ex.
Le nombre de Dunbar

Selon Robin Dunbar, la taille de notre néocortex limite le nombre de personnes avec lesquelles nous pouvons entretenir une relation stable à (environ) 150 individus. Trivialement, ça signifie que ceux d'entre nous qui ont plus de 150 « amis » sur Facebook ne connaissent pas vraiment, ou n'ont pas de relations suivies avec, une proportion significative desdits amis.

Une conséquence plus pratique de la théorie de Dunbar, c'est que plus la taille d'un groupe humain augmente, plus les coûts afférents au maintien de sa cohésion interne - coordination, communication, fête du village, stage de base-jumping en entreprise... - augmentent. Selon les estimations de l'anthropologue, basées sur des communautés humaines composées d'individus qui ont de très fortes incitations personnelles à rester groupés [1], il semble que dès ce seuil de 150 individus les efforts nécessaires à maintenir la cohésion du groupe consomment, à eux seuls, 42% du temps de travail.

Augmentez la taille du groupe et il ne vous reste plus que trois méthodes pour tenter de maintenir un semblant de cohésion : y consacrer un temps considérable (sous forme de « communication interne »), créer des incitations individuelles (i.e. la méthode libérale) ou utiliser la contrainte (i.e. la méthode socialiste).

Considérez maintenant l'hypothèse communiste, une société dans laquelle, de leur plein grès, tous les membres coordonnent leurs efforts afin d'atteindre une sorte d'optimum de Pareto, « l'intérêt général », sur lequel ils s'accordent tous. L'existence même de cette société repose sur l'idée selon laquelle il est possible d'atteindre cet optimum sans coercition ni incitations individuelles et le projet communiste consiste à instaurer cet ordre social à grande échelle.

Que savons-nous objectivement de toutes les tentatives d'avènement du communisme ?

(i) C'est un type de société qui a fonctionné et fonctionne sans doute encore sur de petites populations - de la taille d'un clan - mais qui n'a jamais pu être mise en oeuvre à grande échelle.

(ii) Toutes les tentatives à grande échelle se sont caractérisées par d'immenses efforts de propagande interne (grands rassemblement, embrigadement des jeunes, campagnes d'affichages etc.)

(iii) Toutes les tentatives à grande échelle ont systématiquement dégénéré en états [...]

http://ordrespontane.blogspot.fr/2014/02/le-nombre-de-dunbar.html
Posted by Ivan Rioufol     Politics
Libération : leçons d'un échec
Libération s'effondre; Marine Le Pen s'enracine. Ces deux actualités qui s'entrechoquent résument le bouleversement de la société. La démission du directeur de la rédaction du quotidien de gauche est l'échec d'une idéologie, longtemps [...]

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2014/02/liberation-lecons-dun-echec.html
Posted by Rude Baguette     Technology
Mobile and smart devices set to drive turnaround in France's tech device market

Across Europe, 2013 was a very bad year for the tech device market according to a [...]

http://www.rudebaguette.com/2014/02/13/mobile-smart-devices-set-drive-turnaround-frances-tech-device-market/
Posted by Guillaume Nicoulaud     Economy/Stock ex.
Babel, le communisme

« La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul coeur et une seule âme ; et personne ne disait que ses biens lui appartenaient en propre, mais ils avaient tout en commun. »
- Actes des Apôtres, chap. 4, 32

Il n'existe pas, me semble-t-il, de formule qui résume mieux et de manière plus concise l'idéal communiste que le célèbre aphorisme de Louis Blanc [1] : « de chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins. » Tout est là. La société communiste ( Babel), fondamentalement, est une forme d'organisation sociale dans laquelle chaque membre de la société produit en fonction de ses capacités et ne consomme que ce dont il a besoin.

Il manque pourtant, dans cette formule par ailleurs excellente, une dimension essentielle du communisme : l'ardeur au travail et la frugalité dont font preuve les membres de la société ne résulte d'aucune forme de coercition, elles ne sont pas contraintes ; elles sont purement volontaires. Le communisme, le véritable communisme dans son sens le plus originel, est une forme d'anarchie ; une société sans état qui repose sur une prémisse absolument essentielle hors laquelle rien n'est possible. Cette prémisse, c'est Luc l'évangéliste qui nous la donne dans le passage des Actes mis en exergue : les membres de la société communiste doivent avoir « un seul coeur et une seule âme ».

E pluribus unum

Ce qui est en cause ici, ce n'est pas tant le mode de production en tant que tel mais le mode d'organisation de la société. Qui produit quoi ? Comment réparti-t-on les ressources rares ? Dans la société communiste, c'est un choix collectif ; mais ce que les auteurs communistes savent - et que tous les philosophes savent depuis au moins Aristote - c'est que le principe du vote majoritaire, la démocratie, n'est jamais que la domination du plus grand nombre sur la minorité, deux loups et un agneau qui mettent au vote le menu du dîner.

Pour que la coopération communiste existe, et pour qu'elle existe sans devenir un forme d'exploitation de la minorité par la majorité, il faut donc les membres de cette société n'aient qu'un seul coeur et qu'une seule âme ; il faut qu'il n'existe aucun intérêt particulier mais un seul et unique intérêt général sur la définition duquel tous s'accordent. Rousseau écrit [2] : « Tant que plusieurs hommes réunis se considèrent comme un seul corps, ils n'ont qu'une seule volonté qui se rapporte à la commune conservation et au bien-être [...]

http://ordrespontane.blogspot.fr/2014/02/babel-le-communisme.html
Theme(s): Babel
Posted by Rude Baguette     Technology
Dataiku launches its Data Science Studio to make sense of Big Data

Analyzing big data (a $16.1 Billion market) requires skills that most companies lack. Dataiku, the Paris-based startup founded by [...]

http://www.rudebaguette.com/2014/02/13/data-science-studio-launch/
Posted by h16     Politics
Une belle gestion communale

« Pour vivre heureux, il faut vivre caché », dit le bon sens populaire. Et c'est ce que pensent probablement les maires et présidents de communautés de communes : rien ne vaut la retenue pour mener les affaires de leur ville et s'assurer une réélection aisée après plusieurs années de bons et très discrets services. Mais voilà : la politique vit mal avec la modération et ne s'embarrasse de l'à peu-près que lorsqu'il s'agit des résultats qu'on doit vanter. Et plus la ville est grande, plus sa gestion devra évoluer entre les eaux troubles du marketing politique et le marécage gluant des égos surdimensionnés de certains maires.

Et d'ailleurs, il existe plusieurs métriques de l'ampleur de ces égos.

Contribuables Associés proposait récemment l'Argus des Communes, basé sur l'état général de leurs comptes. C'est un bon début : il existe une corrélation entre la profondeur des déficits creusés et les désirs impérieux d'un maire de laisser une trace marquante, voire fatale, de son passage.

À ce titre, on pourra se rappeler les efforts [...]

http://h16free.com/2014/02/13/28055-une-belle-gestion-communale
Posted by Olivier Berruyer     Economy/Stock ex.
[Reprise] GEAB N°81 : 2014 - Chaos politique mondial, « smog » statistique, risque d'explosion de la planète finance

Je partage avec vous aujourd'hui la vision du "GlobalEurope Anticipation Bulletin", qui est pour moi de loin une des meilleures sources d'information sur la Crise.

Toujours une tonalité très "europtimiste" - je pense pour ma part qu'on va sacrément attendre les avancées sur le projet politique... Mais bon, il est indispensable en ces temps troublés de lire des visions très différentes pour s'aiguiser l'esprit...

Les historiens, qui ont l'habitude de considérer que le XIXème siècle [...]

http://www.les-crises.fr/geab-81/
Posted by Bruno Bertez     Politics
Politique Friction du Mercredi 12 Février 2014: Le pouvoir est toujours celui de tracer des équivalences,... plus ou moins fau

Nous avons, il y a quelques mois, produit un texte qui traitait de façon plutôt économique et monétaire de la question des « équivalences ». Nous soutenions que c'est une caractéristique de la domination des pouvoirs que d'imposer comme équivalentes des choses qui ne le sont pas.

En politique, l'équivalence reine, celle qui est organisatrice de nos sociétés, c'est l'égalité, un homme en vaut un autre. Une voix en vaut une autre, c'est en ce sens que les démocraties sont structurellement, par construction, égalitaristes. La dérive a consisté à faire glisser l'équivalence politique à tous les domaines. On a favorisé, par démagogie, l'envahissement de l'égalitarisme à toutes les sphères de la société.

L'égalitarisme dont il est question en ce moment, celui qui nie les différences entre les êtres humains et veut les réduire à un être abstrait universel, sans détermination aucune, est un pur projet politique d'inspiration fasciste. Il s'agit de réduire l'être humain, l'individu, à une partie de lui-même, la partie citoyenne. On fait éclater l'individu et on n'en retient qu'une partie. Notez bien, dans « leurs » raisonnements, on aboutit toujours au citoyen, c'est leur opérateur, leur unité de raisonnement, leur molécule constitutive du système qu'ils veulent imposer.

Pourquoi ne vouloir avoir en face de soi que des citoyens réduits à des abstractions? Citoyens pures pages vierges, programmes vides n'attendant que le chargement? Pour des raisons de transmission. Le problème majeur des Maîtres, c'est la transmission, ce concept est au centre de la crise, au centre des actions qu' « ils » entendent mener. Ils décident et, pour que cela marche, ils ont besoin de courroie de transmission, ils ont besoin de transmettre leurs ordres, leurs impulsions et que [...]

http://leblogalupus.com/2014/02/12/politique-friction-du-mercredi-12-fevrier-2014-le-pouvoir-est-toujours-celui-de-tracer-des-equivalences-plus-ou-moins-fausses-par-bruno-bertez/
Posted by Maxime Tandonnet     Politics
L'immonde manip

Dans la vie, rien de m'exaspère davantage que de me sentir pris pour un con. D'où ma réaction de ce soir. En prenant le métro Madeleine, je passe devant le kiosque à journaux et découvre la une du Monde: "34% des Français adhèrent aux idées du fn." Tous les ans depuis fort longtemps, nous avons d'ailleurs droit à la même première page du Monde, en gros caractères sensationnels. Je m'intéresse au détails de ce sondage de la SOFRES. Qu'est-ce qui apparaît au titre des "idées du fn"?

  • "On ne défend pas assez les [...]


http://maximetandonnet.wordpress.com/2014/02/12/limmonde-manip/
Posted by Pierre Chappaz     Politics
La France et l'"Ultra-libéralisme"

Voici un article remarquable de Jean Nouailhac sur le site du Point.

A faire lire aux étatistes de droite et de gauche!

Se reconnaître libéral, serait-ce un gros mot ?

Pour commencer, il y a souvent [...]

http://libertarien.overblog.com/2014/02/la-france-et-l-ultra-lib%C3%A9ralisme.html
Posted by Rude Baguette     Technology
[Interview] Qobuz CEO Yves Riesel talks music and technology

In a second in a series of interviews from MIDEM with leaders from across the digital music industry, I catch-up with Yves Riesel, CEO & Co-Founder of

http://www.rudebaguette.com/2014/02/12/interview-qobuz-ceo-yves-riesel-talks-music-technology/
Posted by Ivan Rioufol     Politics
Ecole, intégration : le pouvoir masque ses choix
Vincent Peillon se fâche. Dans Libération de ce mercredi, le ministre de l'Education déclare : "Nous n'allons pas reculer sur nos valeurs, sur l'égalité filles-garçons, sur la lutte contre le harcèlement, l'homophobie, les [...]

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2014/02/ecole-integration-le-pouvoir-o.html
Posted by Guillaume Nicoulaud     Economy/Stock ex.
Souveraineté monétaire

Lors d'un épisode précédent, nous avons vu pourquoi l'argument anti-euro qui veut que des économies dissemblables ne peuvent partager une même monnaie n'était, en réalité, par un argument anti-euro mais une critique de la politique monétaire en général.

Reste donc à traiter l'argument principal de ceux d'entre vous qui souhaitent abandonner l'euro pour revenir au franc : la monnaie unique, dites-vous, nous prive de notre souveraineté monétaire, revenir au franc c'est la recouvrer.

La souveraineté monétaire, comme vous le savez, c'est l'idée selon laquelle le pouvoir exclusif de battre monnaie est un attribut essentiel de la souveraineté d'un État - c'est-à-dire de sa capacité à exercer le monopole de la coercition sur son territoire. Au-delà de l'aspect purement symbolique, les raisons concrètes qui vous poussent à vouloir recouvrer cette part de souveraineté sont au nombre de deux ; voici vos arguments :

« En privant l'État de sa souveraineté monétaire, l'euro nous condamne à rembourser la dette publique. »

C'est tout à fait faux. Si votre politique consiste à renier les engagements que nous avons pris auprès de nos créanciers, il existe une méthode aussi simple, aussi radicale et à peine plus honorable : ça s'appelle un défaut de paiement.

En pratique, c'est à la portée de n'importe quel mauvais payeur : il suffit de déterminer les dettes que vous ne souhaitez pas honorer, de l'annoncer publiquement et de ne plus payer. C'est aussi simple que ça et vous n'avez naturellement rien à craindre de la « dictature des marchés » - Goldman Sachs, combien de bataillons ? - si ce n'est, bien sûr, qu'ils risquent de se montrer moins conciliants la prochaine fois que leur tendrez votre sébile.

La seule chose que l'euro vous oblige à faire en l'espèce, c'est de le faire franchement et d'assumer les conséquences de vos actes.

L'inflation, j'en conviens, est un outil bien pratique qui permet à un gouvernement « d'euthanasier les rentiers » discrètement tout en faisant porter le chapeau de son incurie à ses boucs émissaires traditionnels - spéculateurs, accapareurs et autres ennemis sans visage - mais ce n'est pas un outil digne d'une République. Si vous souhaitez euthanasier les rentiers, faites-le à visage découvert et taxez leur épargne.

Accessoirement, je précise que Madame Bettencourt n'a pas grand-chose à craindre d'une [...]

http://ordrespontane.blogspot.fr/2014/02/souverainete-monetaire.html
Posted by Rude Baguette     Technology
RudeVC: Time to party like it's... ?

A conversation with a particularly insightful investment banker (yes, such a breed does exist) inspired me to do a [...]

http://www.rudebaguette.com/2014/02/12/rudevc-time-party-like/
Posted by Guillaume Nicoulaud     Economy/Stock ex.
Instant crash

D'après les chiffres de la Cavenez, la chambre de l'automobile du Venezuela, les ventes de voiture au pays de la révolution bolivarienne sont - et je pèse mes mots - en chute libre.

Juste pour vous donner une idée, en janvier 2014, il s'est vendu 722 voitures au total contre 2 959 en décembre 2013 et 5 542 en janvier 2013 - soit un effondrement de 87% sur un an et de 75,6% en un mois.

C'est un véritable massacre qui touche, bien sûr, les voitures d'importations (-97,7% YoY - non, il n'y a pas de typo) mais aussi la production locale (-65,4% YoY). En matière de redressement productif, on touche au génie.

Merci à @SalvadorCedric pour le lien. [...]

http://ordrespontane.blogspot.fr/2014/02/instant-crash.html